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spirales de fer et de goudron

15 Mar

Le temps tourne et les fils de fer s’enroulent pour former des spirales et des bracelets.

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et comme j’ai de la chance  mon compagnon apprécie mes « ferrailleries » , mieux : il les porte en public.

Il m’a emmené aujourd’hui faire un tour sur la Côte Sauvage à côté de Royan, le temps était magnifique, l’eau très fraiche (mais vraiment très fraiche, glagla les orteils). Nous avons pu admirer les surfeurs locaux arpenter les verts rouleaux de l’Atlantique tel Dylan né de la neuvième vague, prêts à voir surgir les blancs chevaux marins.

Mais non, nous n’avons vu passer sur le sable que des chars à voile et puis peut être, mais je les attends avec une telle impatience que j’ai pu voir ce que j’espérais, une hirondelle fendant l’air par dessus les dunes.

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Spirales et retours vers les horizons aimés, qui peut resister à la beauté de l’océan, à sa puissance. Entendre ses grondements c’est être happé par leur puissance, la conscience entre dans une espèce d’expansion, de dilatation, une dissolution, une acceptation d’appartenir à un tout, à un mouvement, un tourbillon d’énergie et de vie. Nos corps gorgés d’eau doivent aussi connaître leurs marées fantastiques, j’étais persuadée que Rimbaud avait écrit  » Ô que ma quille éclate! Ô que je retourne à l’eau!  » mais non c’était :  » Ô que ma quille éclate ! Ô que j’aille à la mer !* « . Le sentiment change avec les mots qui le définissent. Je préfère cet abandon devant l’incommensurable à  l’anéantissement, la certitude que nous pouvons aller au-delà de nous mêmes, atteindre nos vérités par et au delà de nous mêmes, nous ne sommes pas rien aux regards de l’Univers, nous sommes l’Univers. Les lisières de l’Océan me rendent très humble et très présomptueuse. Bien fait pour moi, mon nez a écopé de son premier coup de soleil de l’année

royan_21-octobre-2007-018 Merci cher compagnon d’être encore venu marcher avec moi vers les mêmes plages .

Aiguilles et fil de fer

16 Jan

Le grand plaisir du tricot réside dans sa réalité.

En vérité, telles des Parques frileuses nous tricotons la réalité au bout de nos aiguilles.La grille ésotérique photocopiée dans une revue de l’art ou imprimée depuis un écran de la toile, nous la faisons notre.Les couleurs choisies affirment notre intention.

Nous choyons les pelotes convoitées et placées hors de portée du chat. Peine perdue : si les pelotes échappent à sa convoitise griffue, quelques poils égarés et flottant dans la pièce finiront insérés dans l’ouvrage alors qu’il essaie de voler ces aiguilles qui gigotent sous son nez en cliquetant*.

Une fois les conditions réunies : pelotes, aiguilles, modèles, temps nécessaires à l’ouvrage, un siège confortable qui soutiendra bien votre dos, le moment arrive où il va falloir tricher. Évidemment, le modèle n’est pas prévu pour l’épaisseur de la laine qui a ravi votre cœur de tricoteuse, et puis vous le voulez plus long, plus court, plus large, plus ajusté, pas avec ce type de manche, plutôt avec ce type de col …

L’aventure, quoi! La vraie! Une bataille de laine avec vos aiguilles pour complices. Et la magie de la réalité s’accomplit. Quoi de plus concret qu’un tricot, cet amas de nœuds et de possibilités qui s’organisent harmonieusement **, et que nous porterons glorieusement. Ou mieux, que nous offrirons et qui sera porté avec plaisir.

– O – o – O –

La semaine dernière, comme dans la plus grande partie de la France, il a neigé. Les merveilles du ciel et de l’eau. Beauté inégalable de la neige qui tombe, qui étouffe les sons, transforme notre perception de la spatialité, recouvre le quotidien de son manteau magique. La neige c’est un Mandrake climatique.

Le froid qui l’accompagnait l’a préservé mais a également déclenché en moi une irrépressible envie de bonnet. Et je ne sais pas résister pas à une envie de bonnet, donc : patron, fais chauffer les aiguilles, c’est ma tournée!  En fait je n’ai réalisé que que 4 bonnets : un au crochet et trois aux aiguilles. Comme deux d’entre eux étaient destinés à ma « filleule »choisie, la gentille Fée du Sud, il y a eu également les mitaines assortie à un des bonnets.

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Je suis totalement partiale mais j’aime bien le bonnet. En revanche il faudra que j’investisse dans d’autres aiguilles pour tricoter en rond car celles-ci étaient un peu petites pour faire le pouce des mitaines.

– O – o – O –

* – il est bien sûr entendu que ce sont les aiguilles qui cliquètent et pas le chat et encore moins son nez, quoique  certains chats …

** bon d’accord, certaines « harmonies » finiront leur existence au fond d’une armoire compatissante ou couverture-doudou pour le chat qui vous comprend, lui, et qui aime inconditionnellement les choses tricotées.

Mariage d’automne

9 Oct
Encore une fois : vive les mariés !
mariage automne

Et comme c’est aussi un blog d’aiguilles, voici le cadeau commis par mes petites mimines :

coussin brodé

très automnal (bon d’accord, j’aime le orange et je ne rate pas une occasion d’en mettre un peu partout), avec les initiales des deux mariés, les motifs viennent de vavipetitmonde qui propose des modèles superbes et que je remercie de  partager avec nous si gentiment.

GRIGRIS

30 Avr

J’aime les grigris et toutes sortes de porte-bonheurs, surtout ceux qui sont fabriqués pour une occasion spéciale. C’est une petite magie à l’oeuvre, la volonté que les evénements se passent du mieux possible et nous permettent de nous exprimer comme nous le souhaitons.

Celui-ci est en perles rouge et or ,

il a été réalisé à l’occasion de la naissance de mon petit neveu. Je voulais l’encourager à être des nôtres et offrir une pensée affectueuse à sa toute jeune maman dont c’est le premier enfant.

*** LEO’S RISING ***

grigris pour Léogrigris pour Léogrigris pour léogrigris léo

Il faudra que je fasse attention à mes fonds pour les photos mais c’est bien pratique comme matière pour empêcher les perles de rouler dans tous les sens juste quand vous en avez besoin.