Archive | mars, 2009

aaaaaaaaaaaaaaah!

30 Mar

et  je le confirme : aaaaaaaaaaaaaaah!

L’alimentation de mon Pc vient de lâcher et je n’ai pratiquement aucune sauvegarde de mes fichiers. Presque  toutes mes photos sont dessus : autant dire que j’en ai des sueurs froides!

En attendant de trouver un nouveau bloc électrique compatible avec mon ordinateur, je pianote sur le super gadget qui m’a fait craqué ce mois : l’EEPC 900 d’ASUS.   Et je peux également compter sur la connexion wifi de mon cher compagnon qui a la gentillesse de me laisser squatter sa bande passante. Il est drôlement mimi,non?

Demain la course commence!

Faites chauffer la tondeuse …

20 Mar

… car voici venu le printemps. Mille et mille holocaustes de pâquerettes seront sacrifiés sous ses lames avides.

Dans la fumée bleue de la machine infernale je vais sacrifier aux rites du jardin dit d’agrément.  Comprenons nous bien, il s’agit pas d’une surface gazonnée digne d’un green (je hais le concept des golfs, mais ceci est une autre histoire), nous parlons ici d’herbes, et pas seulement du ray-grass ou de la fétuque et autres timides graminées. Non, il aussi question de pissenlits , de violettes, de quelques millions de pâquerettes, de boutons d’or, de chicorées, de chardons revanchards, de coquelicots égarés, d’orchidées rustiques , enfin de tout ce qui a décidé de pousser sur les surfaces enherbées du jardin et de l’ouche*.

Il faut dans l’immédiat  le rendre circulable à mon vieux cyborg de mère qui vient d’être opérée de la hanche. Une prothèse toute neuve qui va la faire courir tel un lapin de pâques.  Chez nous, on ne croyait pas à ces balivernes de Père Noël et autre trainard nocturne qui entrent chez vous sans y être invités. Par contre le lapin de pâques, lui, il existe. C’est connu tout de même. Même qu’il faut se lever tôt le matin pour récupérer le chocolat planqué dans le jardin avant qu’il n’arrive et ne rafle tout, sale bête.

Non je plaisante, je sais bien qu’il ne pique pas le chocolat… juste les œufs en sucre***.

lievre-de-mars

* ouche = vieux terme encore usité dans mes campagnes charentaises. C’est le pré attenant à une maison, planté ou non d’arbres fruitiers. Si vous avez la chance de vivre dans une commune épargnée par les remembrements, il est possible que l’ouche soit encore entourée de palisses**.

** palisse = vieux mot toujours employé dans le parler charentais qui désigne une haie vive. Elle voit fleurir à cette saison l’épine noire (prunellier) tandis que les ronces repartent à l’assaut de l’épine blanche (aubépine) qui fleurira un plus tard, vers mai en fait. Et puisqu’il s’agit d’une palisse près des habitations, on y trouvera des ajhars (érable champêtre) taillés en tétards avec des pieds de buis à petites feuilles, des sureaux aux feuilles précoces, des bonnets d’évêques (fusain d’europe), des sanguins (cornouiller), des viornes (viburnum lantana), des églantines, et puis aussi du lierre et au moins un nid de merle dont le propriétaire jaillira en protestant de toutes ses plumes, parce qu’il couve lui, et que vous avez intérêt à aller voir tout de suite ailleurs si vous y êtes.

*** pas grave, de toute façon je n’en raffole pas spécialement.

spirales de fer et de goudron

15 Mar

Le temps tourne et les fils de fer s’enroulent pour former des spirales et des bracelets.

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et comme j’ai de la chance  mon compagnon apprécie mes « ferrailleries » , mieux : il les porte en public.

Il m’a emmené aujourd’hui faire un tour sur la Côte Sauvage à côté de Royan, le temps était magnifique, l’eau très fraiche (mais vraiment très fraiche, glagla les orteils). Nous avons pu admirer les surfeurs locaux arpenter les verts rouleaux de l’Atlantique tel Dylan né de la neuvième vague, prêts à voir surgir les blancs chevaux marins.

Mais non, nous n’avons vu passer sur le sable que des chars à voile et puis peut être, mais je les attends avec une telle impatience que j’ai pu voir ce que j’espérais, une hirondelle fendant l’air par dessus les dunes.

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Spirales et retours vers les horizons aimés, qui peut resister à la beauté de l’océan, à sa puissance. Entendre ses grondements c’est être happé par leur puissance, la conscience entre dans une espèce d’expansion, de dilatation, une dissolution, une acceptation d’appartenir à un tout, à un mouvement, un tourbillon d’énergie et de vie. Nos corps gorgés d’eau doivent aussi connaître leurs marées fantastiques, j’étais persuadée que Rimbaud avait écrit  » Ô que ma quille éclate! Ô que je retourne à l’eau!  » mais non c’était :  » Ô que ma quille éclate ! Ô que j’aille à la mer !* « . Le sentiment change avec les mots qui le définissent. Je préfère cet abandon devant l’incommensurable à  l’anéantissement, la certitude que nous pouvons aller au-delà de nous mêmes, atteindre nos vérités par et au delà de nous mêmes, nous ne sommes pas rien aux regards de l’Univers, nous sommes l’Univers. Les lisières de l’Océan me rendent très humble et très présomptueuse. Bien fait pour moi, mon nez a écopé de son premier coup de soleil de l’année

royan_21-octobre-2007-018 Merci cher compagnon d’être encore venu marcher avec moi vers les mêmes plages .