Eté

2009 juin 23
by Béa

21 juin 2009

Dans le calme de ma campagne, tranquillement installée dans le petit cercle de buis, j’ai célébré mes dieux. Offrandes brûlant dans mon chaudron, pas de feu au sol, la saison ne s’y prête pas. Petit bûcher funéraire des offrandes de l’année, fleurs séchées sur mon autel, des graines et des fruits racornis, des coques de noix, tous offerts au feu, célébration du soleil. Embaumée par les graines d’anis étoilé, la fumée s’est répandue dans mon cercle avant de filer droit vers le sud où se consumaient trois bâtons d’encens orangé. Alors le ciel a laissé partir les nuages qu’il retenait et le chant des grillons a salué les dernières flammes.

solstice-été_2009

22 juin 2009

La journée s’étire, délicieusement interminable, clarté triomphante des longs jours. Gloire à la lumière chantent les martinets qui s’engouffrent entre les immeubles, frénésie aérienne à la gloire de l’été. Vite ils son venus et vite ils partiront. Revenez encore enchanter notre ciel urbain de votre vie fulgurante, encore et à jamais dans ma brièveté “explosive” de votre séjour.

Derrière les verres clairs mes nouvelles lunettes j’écris, et je souris de contentement en souvenir des buis qui sont enfin taillés. On peut à nouveau descendre l’allée qui relie le verger à la maison sans se contorsionner. Odeur extraordinaire et bruit extraordinaire, tailler les buis est une expérience charnelle, enveloppante. La cisaille est rapidement ralentie par la sève riche des feuilles et des rameaux. Il faut faire corps avec eux pour vérifier l’alignement, les étreindre et se laisser envelopper par leur âcreté. Ensuite, ramasser les feuilles en épaisses brassée et les conduire au fond du verger, les répandre en couche épaisse sur le carré d’orties qui a un peu trop pris ses aises. Il faudra du temps pour qu’elles réussissent à vaincre ce vert manteau et seront redevenues plus raisonnables si nous restons vigilants. Les noces de buis sont finies pour cette année mais restent les embrassades pour toute l’année.

dernier quartier de lune début de l’été

2009 juin 18
by Béa

… arc brandi au ciel diurne

fantôme blanc au zénith

les martinets sont tes flèches …

Fête des mères

2009 mai 26
by Béa

La fin du monde, ce n’est plus ce que c’était. Il faut en convenir. Tenez là, la micro apocalypse climatique promise pour hier, les bourrasques fatales, les déferlements de pluie, le grondement des cieux déchirés et tout ça, hé bien … que dalle! Parfaitement : que dalle!

C’est comme ma pauvre mère qui se désole de ne pas être en train de mourir de la peste porcine (le nom de code de ces grippes! on dirait une bataille navale délétère). Un truc aussi horrible, elle qui a tant de malheurs, c’est quand même scandaleux de ne pas l’avoir contracté! Je ne pense pas qu’elle me pardonnera de lui avoir demandé depuis quand elle connaissait des cochons qui passaient leurs vacances au Mexique. Je l’ai bien vu au fond de ses yeux et surtout à la ligne de ses mâchoires qu’elle ne trouvait ça pas drôle du tout. C’est vrai que ce n’est pas drôle, mais son obsession à être plus malade que les autres me tape parfois sur le système et je manque alors de subtilité.

Mais tout n’est pas perdu. Il a fait assez chaud et humide pour que les moustiques soient de retour. J’envisage de m’arracher la peau des chevilles si je ne mets pas la main rapidement sur le flacon de Moustitruc. Avec un peu de chance, un moustique piquera  ma mère  et elle aura tout loisir d’espérer une infection ou qui sait avec le réchauffement climatique, une crise de paludisme.

Cela lui rendra peut être le sourire.

aaaaaaaaaaaaaaah!

2009 mars 30
by Béa

et  je le confirme : aaaaaaaaaaaaaaah!

L’alimentation de mon Pc vient de lâcher et je n’ai pratiquement aucune sauvegarde de mes fichiers. Presque  toutes mes photos sont dessus : autant dire que j’en ai des sueurs froides!

En attendant de trouver un nouveau bloc électrique compatible avec mon ordinateur, je pianote sur le super gadget qui m’a fait craqué ce mois : l’EEPC 900 d’ASUS.   Et je peux également compter sur la connexion wifi de mon cher compagnon qui a la gentillesse de me laisser squatter sa bande passante. Il est drôlement mimi,non?

Demain la course commence!

Faites chauffer la tondeuse …

2009 mars 20
by Béa

… car voici venu le printemps. Mille et mille holocaustes de pâquerettes seront sacrifiés sous ses lames avides.

Dans la fumée bleue de la machine infernale je vais sacrifier aux rites du jardin dit d’agrément.  Comprenons nous bien, il s’agit pas d’une surface gazonnée digne d’un green (je hais le concept des golfs, mais ceci est une autre histoire), nous parlons ici d’herbes, et pas seulement du ray-grass ou de la fétuque et autres timides graminées. Non, il aussi question de pissenlits , de violettes, de quelques millions de pâquerettes, de boutons d’or, de chicorées, de chardons revanchards, de coquelicots égarés, d’orchidées rustiques , enfin de tout ce qui a décidé de pousser sur les surfaces enherbées du jardin et de l’ouche*.

Il faut dans l’immédiat  le rendre circulable à mon vieux cyborg de mère qui vient d’être opérée de la hanche. Une prothèse toute neuve qui va la faire courir tel un lapin de pâques.  Chez nous, on ne croyait pas à ces balivernes de Père Noël et autre trainard nocturne qui entrent chez vous sans y être invités. Par contre le lapin de pâques, lui, il existe. C’est connu tout de même. Même qu’il faut se lever tôt le matin pour récupérer le chocolat planqué dans le jardin avant qu’il n’arrive et ne rafle tout, sale bête.

Non je plaisante, je sais bien qu’il ne pique pas le chocolat… juste les œufs en sucre***.

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* ouche = vieux terme encore usité dans mes campagnes charentaises. C’est le pré attenant à une maison, planté ou non d’arbres fruitiers. Si vous avez la chance de vivre dans une commune épargnée par les remembrements, il est possible que l’ouche soit encore entourée de palisses**.

** palisse = vieux mot toujours employé dans le parler charentais qui désigne une haie vive. Elle voit fleurir à cette saison l’épine noire (prunellier) tandis que les ronces repartent à l’assaut de l’épine blanche (aubépine) qui fleurira un plus tard, vers mai en fait. Et puisqu’il s’agit d’une palisse près des habitations, on y trouvera des ajhars (érable champêtre) taillés en tétards avec des pieds de buis à petites feuilles, des sureaux aux feuilles précoces, des bonnets d’évêques (fusain d’europe), des sanguins (cornouiller), des viornes (viburnum lantana), des églantines, et puis aussi du lierre et au moins un nid de merle dont le propriétaire jaillira en protestant de toutes ses plumes, parce qu’il couve lui, et que vous avez intérêt à aller voir tout de suite ailleurs si vous y êtes.

*** pas grave, de toute façon je n’en raffole pas spécialement.

spirales de fer et de goudron

2009 mars 15
by Béa

Le temps tourne et les fils de fer s’enroulent pour former des spirales et des bracelets.

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et comme j’ai de la chance  mon compagnon apprécie mes “ferrailleries” , mieux : il les porte en public.

Il m’a emmené aujourd’hui faire un tour sur la Côte Sauvage à côté de Royan, le temps était magnifique, l’eau très fraiche (mais vraiment très fraiche, glagla les orteils). Nous avons pu admirer les surfeurs locaux arpenter les verts rouleaux de l’Atlantique tel Dylan né de la neuvième vague, prêts à voir surgir les blancs chevaux marins.

Mais non, nous n’avons vu passer sur le sable que des chars à voile et puis peut être, mais je les attends avec une telle impatience que j’ai pu voir ce que j’espérais, une hirondelle fendant l’air par dessus les dunes.

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Spirales et retours vers les horizons aimés, qui peut resister à la beauté de l’océan, à sa puissance. Entendre ses grondements c’est être happé par leur puissance, la conscience entre dans une espèce d’expansion, de dilatation, une dissolution, une acceptation d’appartenir à un tout, à un mouvement, un tourbillon d’énergie et de vie. Nos corps gorgés d’eau doivent aussi connaître leurs marées fantastiques, j’étais persuadée que Rimbaud avait écrit ” Ô que ma quille éclate! Ô que je retourne à l’eau! ” mais non c’était : ” Ô que ma quille éclate ! Ô que j’aille à la mer !* “. Le sentiment change avec les mots qui le définissent. Je préfère cet abandon devant l’incommensurable à  l’anéantissement, la certitude que nous pouvons aller au-delà de nous mêmes, atteindre nos vérités par et au delà de nous mêmes, nous ne sommes pas rien aux regards de l’Univers, nous sommes l’Univers. Les lisières de l’Océan me rendent très humble et très présomptueuse. Bien fait pour moi, mon nez a écopé de son premier coup de soleil de l’année

royan_21-octobre-2007-018 Merci cher compagnon d’être encore venu marcher avec moi vers les mêmes plages .

J’.mm.rd. le réchauffement climatique …

2009 janvier 31

… et non , je ne veux pas planter d’olivier dans mon jardin charentais. J’avoue, j’ai parfois envie de jeter des cailloux dans les  fenêtres des propriétaires d’oliviers de la région. Et même d’allonger une torgnole au snobinard trémoussant qui roucoule : “c’est extraaaaoooooordinaire! Cette année il nous a fait 2 olives!”

N’allez pas croire que je n’aime pas l’olivier, c’est un arbre magnifique. Magnifique sous les cieux du Sud, il enchante les campagnes méditerranéennes avec sa silhouette extraordinaire. Mais ici, non! La lumière n’est pas la bonne, la terre est peut être acceptable pour ses besoins, mais le climat! Le climat! Avant qu’il lui permette de devenir endémique, les banquises auront tellement fondues que nous aurons de l’eau par dessus la tête dans mon jardin.

Autant planter des palétuviers.

Mais de tout façon j’ai donné mon coeur au frêne.

Aiguilles et fil de fer

2009 janvier 16
by Béa

Le grand plaisir du tricot réside dans sa réalité.

En vérité, telles des Parques frileuses nous tricotons la réalité au bout de nos aiguilles.La grille ésotérique photocopiée dans une revue de l’art ou imprimée depuis un écran de la toile, nous la faisons notre.Les couleurs choisies affirment notre intention.

Nous choyons les pelotes convoitées et placées hors de portée du chat. Peine perdue : si les pelotes échappent à sa convoitise griffue, quelques poils égarés et flottant dans la pièce finiront insérés dans l’ouvrage alors qu’il essaie de voler ces aiguilles qui gigotent sous son nez en cliquetant*.

Une fois les conditions réunies : pelotes, aiguilles, modèles, temps nécessaires à l’ouvrage, un siège confortable qui soutiendra bien votre dos, le moment arrive où il va falloir tricher. Évidemment, le modèle n’est pas prévu pour l’épaisseur de la laine qui a ravi votre cœur de tricoteuse, et puis vous le voulez plus long, plus court, plus large, plus ajusté, pas avec ce type de manche, plutôt avec ce type de col …

L’aventure, quoi! La vraie! Une bataille de laine avec vos aiguilles pour complices. Et la magie de la réalité s’accomplit. Quoi de plus concret qu’un tricot, cet amas de nœuds et de possibilités qui s’organisent harmonieusement **, et que nous porterons glorieusement. Ou mieux, que nous offrirons et qui sera porté avec plaisir.

- O – o – O -

La semaine dernière, comme dans la plus grande partie de la France, il a neigé. Les merveilles du ciel et de l’eau. Beauté inégalable de la neige qui tombe, qui étouffe les sons, transforme notre perception de la spatialité, recouvre le quotidien de son manteau magique. La neige c’est un Mandrake climatique.

Le froid qui l’accompagnait l’a préservé mais a également déclenché en moi une irrépressible envie de bonnet. Et je ne sais pas résister pas à une envie de bonnet, donc : patron, fais chauffer les aiguilles, c’est ma tournée!  En fait je n’ai réalisé que que 4 bonnets : un au crochet et trois aux aiguilles. Comme deux d’entre eux étaient destinés à ma “filleule”choisie, la gentille Fée du Sud, il y a eu également les mitaines assortie à un des bonnets.

faelle-bonnet

Je suis totalement partiale mais j’aime bien le bonnet. En revanche il faudra que j’investisse dans d’autres aiguilles pour tricoter en rond car celles-ci étaient un peu petites pour faire le pouce des mitaines.

- O – o – O -

* – il est bien sûr entendu que ce sont les aiguilles qui cliquètent et pas le chat et encore moins son nez, quoique  certains chats …

** bon d’accord, certaines “harmonies” finiront leur existence au fond d’une armoire compatissante ou couverture-doudou pour le chat qui vous comprend, lui, et qui aime inconditionnellement les choses tricotées.

Au fil de la route : les éoliennes

2008 novembre 14
by Béa

Grands oiseaux aux ailes immenses, enfants d’Eole s’il faut en croire leur nom, les éoliennes sont apparues dans notre paysage.

Eoliennes de St Amant de Boixe (16) - photo de Setanta

Eoliennes de St Amant de Boixe (16) – photo de Setanta

Quand Ulysse (Odysseus) erre sur les mers à la recherche d’Ithaque,  il rencontre Eole et ses enfants.

Et tout un mois Aiolos m’accueillit, et il m’interrogeait sur Ilios, sur les nefs des Argiens et sur le retour des Akhaiens. Et je lui racontai toutes ces choses comme il convenait. Et quand je lui demandai de me laisser partir et de me renvoyer, il ne me refusa point et il prépara mon retour. Et il me donna une outre, faite de la peau d’un boeuf de neuf ans, dans laquelle il enferma le souffle des Vents tempétueux ; car le Kroniôn l’avait fait le maître des Vents, et lui avait donné de les soulever ou de les apaiser, selon sa volonté. Et, avec un splendide câble d’argent, il l’attacha dans ma nef creuse, afin qu’il n’en sortît aucun souffle. Puis il envoya le seul Zéphyros pour nous emporter, les nefs et nous.” Chant 10 de l’Odyssée, traduction de Leconte de Lisle.

Malheureusement la cupidité de ses compagnons de voyage, les empêchent de regagner leur patrie. Au neuvième jour, alors qu’ils arrivent au large des côtes et que la vigilance d’Ulysse baisse, ils ouvrent l’outre et tous les vents prisonniers s’échappent. Ils se retrouvent à nouveau chez Eole qui refuse de les aider à nouveau.

Abandonnés par les Dieux, ils doivent alors continuer leur long voyage, d’abord chez les Lestrygons qui vont tous les dévorer sauf un bateau puis chez Circé qui les transforment : “… les frappant d’une baguette, elle les renferma dans les étables à porcs. Et ils avaient la tête, la voix, le corps et les soies du porc, mais leur esprit était le même qu’auparavant. Et ils pleuraient, ainsi renfermés ; et Kirkè leur donna du gland de chêne et du fruit de cornouiller à manger, ce que mangent toujours les porcs qui couchent sur la terre.”

Serons nous capables de suivre le Zéphir, de ne plus céder à la cupidité qui nous aveugle et nous fait nous entredéchirer. Devrons nous dormir par terre en pleurant, après avoir tout dévoré et tout perdu?

Pour lire l’Odyssée (traduction de Leconte de Lisle)  sur Gallica.

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Au fil de la route : Pontlevoy – 41

2008 novembre 10
by Béa

Au retour d’un magnifique (et trop court) séjour dans la forêt d’Orléans, nous avons regagné Poitiers via les routes nationales et départementales. Tout d’abord parce que l’automne est magnifique à parcourir à travers les régions qui se succèdent mais aussi parce que nous pensions que le trajet serait moins éprouvant que par l’autoroute. Une fois de plus, nous avons pu constater que chaque choix cache une surprise. C’est ainsi que nous avons brièvement parcouru la ville de Pontlevoy (41) et découvert son champ de foire, le mémorial en l’honneur du créateur de la race ovine de la Charmoise :

buste d'Edouard Malingié

buste d'Edouard MALINGIE

une charmante et inattendue bibliothèque scolaire aux armes franc-maçonnes :

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et quelques frayeurs mécaniques.

Ce qui devait à l’origine être une “micro” halte de 5 minutes, s’est transformée en une attente d’une bonne heure et demie. Au moment fatal du départ, lorsque la clef a tourné dans le contact, il n’y a eu pour seule réponse qu’un petit “clic” suivi d’un grand silence. Très net le silence, et apparemment très définitif. Mon chauffeur préféré a même réessayé pour être sûr, et nous avons obtenu la même réponse : “clic”.

Heureusement les cieux sont demeurés cléments pour les pauvres voyageurs dénués de tout sens mécanique, on soupçonnait quand même un  problème d’électricité, une fantaisie de la batterie et sûrement pas l’alternateur tout neuf greffé de jeudi sur notre vénérable Visa. Les habitants de Pontlevoy sont serviables et sympathiques et  grâce aux indications d’un gentille dame nous nous sommes rendus au garage le plus proche. Faites comme nous, essayez de tomber en panne à 500 mètres d’un garage. La chance était quand même avec nous car il n’a pas plu tout le temps de nos pérégrinations.

Arrivés devant le garage, il est 13h05 et s’il est fermé le lundi matin il doit ouvrir ses portes à 14h00. Nous scrutons la vitrine à la recherche d’un message indiquant que le garage est fermé à l’occasion du pont du 11 novembre … non, rien. Ouf! Un peu rassurés nous remontons la rue nous réchauffer devant une tasse de café. 13h36 : nous quittons le café, un petit crochet par le champ de foire où nous attend la voiture pour tenter une nouvelle fois notre chance : “clic”. 14h00 : nous sommes depuis 10 minutes devant le garage. Le vent est de plus en plus frais et de plus en plus énergique. Le chien qui dort dans la vitrine du bureau semble irradier un très net sentiment de supériorité en nous lançant un regard (faussement) nonchalant. 14h05, 14h10, toujours personne. Je remets  mon chapeau et j’enfonce fermement les mains aux fonds de mes poches, le vent est très persuasif et je le soupçonne également de manifester un fort sentiment de supériorité. Les pannes automobiles me rendent parano, j’en ai bien peur.

Heureusement un employé municipal travaillait au foyer rural de l’autre côté de la rue et mon cher chauffeur, écoutant son instinct, est allé lui demander si le garage ouvrait bien en lundi 10 novembre. Ce monsieur très gentil, dont nous ignorons malheureusement le nom, nous a très gentiment aidé à redémarrer notre voiture (un problème de cosses de batterie) et expliqué la manœuvre (simple au possible, il faudra vraiment qu’au moins un de nous deux se décide à prendre des cours de mécanique) si le “clic” refaisait des siennes.

Autant dire que nous avons fini le voyage en rentrant directement.

Cher monsieur qui nous avez secouru  : encore merci!